Lorsque vous vous lancez dans l’aventure de l’achat d’un bien immobilier sur plan ou que vous entreprenez de gros travaux, une question cruciale se pose : comment gérer le remboursement du prêt pendant que le logement n’est pas encore habitable ou que les travaux ne sont pas terminés? Heureusement, les banques proposent une solution qui peut s’avérer pratique : le différé de remboursement. Celui-ci vous permet de reporter le début du remboursement du prêt, allégeant ainsi vos charges initiales. Toutefois, cette facilité a un coût et peut augmenter sensiblement la somme totale que vous aurez à rembourser. Alors, est-il judicieux de choisir cette option? Nous vous guidons à travers les différents aspects de cette possibilité, afin de vous aider à faire un choix éclairé.
Sommaire
ToggleExploration du différé de remboursement
Qu’est-ce que le différé de remboursement?
Le différé de remboursement est une période durant laquelle vous n’avez pas à rembourser le principal et/ou les intérêts de votre prêt immobilier. Cette période peut durer jusqu’à un an pour un différé total, où ni le capital ni les intérêts ne sont remboursés, et vous ne payez que l’assurance du prêt. En cas de différé partiel, cette période peut s’étendre jusqu’à 36 mois, pendant lesquels vous ne remboursez que les intérêts et l’assurance, le capital étant reporté.
En quoi est-ce utile?
Le différé peut être particulièrement bénéfique dans plusieurs cas:
– Lors d’un achat en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) ou lors de la construction d’une maison individuelle, où vous pourriez avoir à payer un loyer tout en débloquant les fonds pour les travaux.
– Si vous rénovez un bien ancien et souhaitez utiliser les fonds pour payer les artisans avant de commencer à rembourser le prêt.
– Pour les investissements locatifs, où il vous permet d’attendre de trouver un locataire et commencer à percevoir des loyers avant de rembourser le prêt.
Les implications financières du différé
Le coût additionnel du différé
Opter pour un différé de remboursement n’est pas sans conséquence sur le coût total de votre prêt. En effet, pendant la période de différé, les intérêts non payés sont capitalisés, ce qui signifie qu’ils s’ajoutent au capital emprunté et génèrent à leur tour des intérêts. Cela peut augmenter de manière significative le montant total que vous aurez à rembourser. De plus, cette période s’ajoute souvent à la durée initiale de votre prêt, prolongeant ainsi votre endettement.
Calcul du coût du différé
Prenons un exemple concret pour illustrer le coût d’un différé:
– Montant emprunté : 200 000 €
– Taux : 3,25 %
– Durée d’amortissement : 20 ans
– Période de différé : 12 mois
Supposons que vous optiez pour un prêt avec un différé partiel ou total, la différence de coût peut être significative, allant de quelques milliers à plus de dix mille euros supplémentaires en intérêts.
À qui s’adresse le différé de remboursement?
Le différé peut être une option intéressante pour divers profils d’emprunteurs:
– Les investisseurs locatifs qui peuvent déduire les intérêts des loyers pendant la durée du prêt.
– Les acquéreurs qui anticipent une augmentation de leurs revenus, permettant ainsi de mieux absorber les coûts supplémentaires à long terme.
– Ceux qui entreprennent des travaux importants ou qui achètent un logement neuf, bénéficiant ainsi d’un répit financier avant de devoir rembourser le prêt.
En résumé, le différé de remboursement peut offrir un répit bienvenu au début d’un prêt immobilier, mais il est crucial de bien en comprendre les implications financières à long terme.





