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Emploi 2026 : Fractures prévues sur le marché du travail, détails chocs!

Emploi : 2026, l’année des fractures sur le marché de l’emploi !

Contexte économique et emploi en 2026

En cette fin d’année 2025, la France traverse une période d’incertitude accrue, avec des instabilités politiques et des tensions géopolitiques marquées. La notation financière du pays a été revue à la baisse, ce qui a un impact négatif sur les investissements et sur la croissance économique, celle-ci étant projetée à seulement 1 % pour 2026 selon les prévisions de l’OCDE. Malgré ce climat peu favorable, le marché du travail montre une résilience surprenante.

Les mouvements professionnels ont ralenti, avec une diminution de 15 % des démissions en CDI par rapport au pic de 2023, tandis que le taux de chômage ne connaît pas de hausse significative. Les problèmes de recrutement, qui étaient auparavant une préoccupation majeure pour les employeurs, touchent maintenant seulement 17 % des entreprises, contre 56 % en 2022. Cela indique un changement dans le rapport de force sur le marché du travail, accompagné d’un certain attentisme général.

Diminution de la demande de main-d’œuvre

Sur la plateforme Indeed, le nombre total d’offres d’emploi a diminué de 15,1 % depuis la fin de l’année 2024, bien qu’il soit toujours supérieur de 13,3 % par rapport à la période pré-COVID, montrant que le marché n’a pas encore retrouvé son équilibre historique. Cette baisse concerne particulièrement les secteurs sensibles aux fluctuations économiques comme la construction, le génie industriel, les ressources humaines et certains domaines technologiques. Dans le secteur technologique, la baisse est particulièrement notable avec une chute de près de 30 % des offres en administration des systèmes et réseaux.

À l’opposé, les secteurs liés aux services essentiels continuent d’embaucher activement. Le secteur de la santé, par exemple, montre une demande plus que doublée par rapport à 2020, stimulée en grande partie par le boom des emplois liés aux soins à domicile. Les secteurs du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie et du commerce de détail montrent également une meilleure résilience que la moyenne.

Cette tendance renforce cependant la pression sur les emplois les moins bien rémunérés, avec des offres salariales restant 45 % au-dessus des niveaux pré-crise, tandis que l’intérêt des candidats pour plusieurs métiers essentiels, notamment dans les soins médicaux et paramédicaux, commence à faiblir. Ceci représente un signal d’alarme pour les employeurs, qui doivent revoir leurs stratégies d’attraction.

Salaires : une stabilité en apparence

En 2025, l’augmentation des salaires a été de 2 % sur une année, un taux proche de celui de l’inflation mais inférieur à celui observé dans d’autres pays de la zone euro. Les augmentations les plus significatives concernent les salaires les plus bas, soutenus par la négociation collective et une pénurie persistante dans certains métiers.

La transparence des salaires a légèrement reculé après un pic au début de l’année 2025. Moins de la moitié des annonces indiquent désormais un salaire, signe d’un marché de l’emploi moins compétitif. Les écarts entre les secteurs restent importants, avec la santé et l’éducation parmi les plus transparents, tandis que la tech et les fonctions stratégiques demeurent plus opaques.

Cette situation pourrait cependant être temporaire. La directive européenne sur la transparence salariale, qui doit être transposée d’ici juin 2026, obligerait les entreprises à formaliser leurs grilles salariales et à clarifier leurs pratiques. Ce changement pourrait contribuer à réduire certaines inégalités persistantes, notamment en matière d’équité salariale entre les femmes et les hommes.

Apprentissage : un essor freiné

Après plusieurs années de croissance impressionnante, l’apprentissage connaît un sérieux ralentissement en 2025. Les offres ont chuté de plus de 30 %, avec un déclin particulièrement marqué dans l’enseignement supérieur, avant de s’étendre aux formations de niveau bac et infra-bac.

Ce ralentissement survient dans un contexte déjà difficile pour les jeunes actifs. Moins de 60 % des jeunes de 18 à 24 ans se disent confiants dans leur capacité à rester performants professionnellement, et le taux de chômage des jeunes, proche de 19 %, pourrait augmenter en 2026. Cela représente un défi majeur pour les entreprises qui, à moyen terme, pourraient faire face à un renouvellement insuffisant des compétences.

Seniors : un potentiel encore sous-exploité

Malgré des discussions récurrentes sur l’allongement des carrières, la France reste à la traîne concernant l’emploi des seniors. Le taux d’emploi des 55-64 ans ne dépasse pas 62 %, bien en dessous de la moyenne européenne et loin derrière l’Allemagne.

Plusieurs obstacles persistent : un manque de formation, un faible niveau de confiance dans les perspectives de réemploi et un investissement insuffisant des entreprises dans le développement des compétences de cette tranche d’âge. L’introduction prévue du « CDI senior » en 2026 pourrait représenter un progrès, mais son efficacité dépendra fortement de la clarté du cadre réglementaire et de la stabilité des réformes à venir.

IA : une transformation plutôt qu’une substitution

L’intelligence artificielle continue de se répandre dans les offres d’emploi en France. Bien que le pays soit encore en retrait par rapport aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la tendance s’accélère, en particulier dans les secteurs technologiques, financiers, mais aussi dans les fonctions créatives, juridiques et RH.

Contrairement aux craintes initiales, l’étude montre que moins de 1 % des compétences actuelles pourraient être entièrement automatisées. Toutefois, jusqu’à 40 % des compétences pourraient être profondément transformées, redéfinissant ainsi les contours de nombreux métiers. Cette mutation progressive soulève la question de l’accompagnement des salariés et de l’adaptation des organisations.

Un marché du travail à la croisée des chemins

À l’approche de 2026, le marché de l’emploi français ne s’effondre pas, mais il se fragmente. D’un côté, on trouve des secteurs sous tension chronique avec des besoins structurels durables ; de l’autre, des métiers plus vulnérables aux fluctuations économiques, des jeunes en difficulté d’insertion et des seniors encore marginalisés.

Pour les dirigeants, l’enjeu sera moins de gérer une crise que d’anticiper une transition. Le recrutement, la formation, la transparence salariale et l’intégration de nouvelles technologies deviendront des leviers stratégiques essentiels pour maintenir l’attractivité dans un marché en pleine recomposition.

Le post « Emploi : 2026, l’année des fractures sur le marché de l’emploi ! » a été initialement publié sur Beaboss.fr, le site dédié aux dirigeants de petites et moyennes entreprises.

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