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ToggleLa réorganisation nécessaire en cas d’absences
La gestion des absences en entreprise implique souvent de devoir réorganiser les équipes, trouver des remplaçants ou redistribuer les tâches. Il est cependant important de noter que les absences les plus fréquentes ne sont pas toujours celles qui impactent le plus les statistiques. Selon la cinquième édition de l’Observatoire des arrêts de travail par APICIL, en collaboration avec le Groupe JLO, le taux d’absentéisme a grimpé à 4,68 % en 2025, par rapport à 4,41 % l’année précédente.
Cette analyse se base sur les informations de plus de 55 000 entreprises clientes chez APICIL, englobant plus d’un million de travailleurs du secteur privé. Ces chiffres sont calculés sur une base calendaire et représentent ce groupe spécifique, sans être exclusivement applicables aux PME et ETI.
L’impact significatif des arrêts de travail longs
Les interruptions de travail de plus de 90 jours représentent plus de la moitié du taux global d’absentéisme. Leur poids a augmenté de 0,21 point, contribuant à une hausse totale de 0,27 point. Les arrêts dépassant les 30 jours constituent également près de trois quarts du taux total. Ainsi, la prévention des absences prolongées devrait être une priorité.

Les données médicales révèlent que parmi les 7791 arrêts de plus de 30 jours surveillés en 2025 par la cellule médicale d’APICIL, 42,75 % étaient liés à des troubles psychiques et 30,54 % à des troubles musculosquelettiques ou TMS. Ces données concernent uniquement les cas étudiés et ne déterminent pas nécessairement une causalité avec le milieu professionnel, mais elles orientent les stratégies de prévention vers les problèmes de santé mentale et les atteintes physiques.
Qu’indique l’augmentation des absences de courte durée ?
La durée moyenne des arrêts a légèrement diminué, passant de 19,85 jours en 2024 à 19,45 jours en 2025. Cependant, 27,68 % des employés ont eu au moins un arrêt durant l’année, et les absences de moins de trois jours comptent pour 23,55 % du total des arrêts. Il est crucial de différencier la fréquence des arrêts de leur durée.

Dans une PME, ces courtes interruptions peuvent perturber les plannings et augmenter la charge de travail des employés présents. Se concentrer uniquement sur la durée moyenne des arrêts peut occulter la pression réelle exercée sur l’équipe. Le rapport met en lumière que, bien que les arrêts courts pèsent peu dans le calcul global, ils ont un impact non négligeable sur l’organisation et la répartition du travail.
Stratégies de prévention adaptées pour les PME et les ETI
L’Observatoire suggère de réaliser un diagnostic qui croise la fréquence, la durée et la récurrence des absences avec les spécificités des métiers et les conditions de travail. Il est également recommandé de confronter ces données avec les témoignages des employés, des managers et des professionnels de la santé au travail.
Il est essentiel d’adapter les postes de travail, de prévenir les risques psychosociaux et de soutenir les employés lors de leur retour après un arrêt prolongé. Ces mesures sont cruciales pour élaborer des interventions ciblées et évaluer leur efficacité sur le long terme.
L’article original « Absentéisme : le coût des arrêts longs » est disponible sur Beaboss.fr, le site dédié aux dirigeants de petites et moyennes entreprises.




