Lorsque vous vous lancez dans l’achat d’un bien immobilier, surtout sur plan ou en construction, il existe une multitude de détails à considérer pour gérer au mieux vos finances. Parmi les options offertes par les banques pour faciliter ce processus, le différé de remboursement se présente comme une solution intéressante. Cette facilité de paiement permet de reporter le début des remboursements d’un prêt immobilier, allégeant ainsi vos charges durant les premiers mois suivant l’achat. Cependant, cette opportunité peut aussi entraîner une augmentation significative du coût total du crédit. Est-ce vraiment une option avantageuse pour vous ? Plongeons dans les détails pour mieux comprendre.
Sommaire
ToggleExplication du différé de remboursement
Le différé de remboursement est une période durant laquelle vous n’êtes pas tenu de rembourser le principal, et parfois même les intérêts, de votre prêt immobilier. Pendant ce temps, vous pouvez vous concentrer sur d’autres dépenses, comme les coûts associés à la construction ou l’aménagement de votre nouveau logement.
Les types de différé
– **Différé total** : Vous ne payez ni le capital ni les intérêts pendant la durée du différé, qui peut aller jusqu’à un an. Seules les primes d’assurance de prêt sont dues.
– **Différé partiel** : Vous couvrez les intérêts et l’assurance emprunteur pendant le différé, le remboursement du capital étant repoussé. Cette option peut s’étendre sur un maximum de 36 mois.
Quand envisager le différé de remboursement ?
Le différé de remboursement est particulièrement utile dans certaines situations spécifiques :
– **Achat en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement)** ou lors de la construction d’une maison individuelle : vous pouvez commencer à rembourser une fois que vous emménagez, allégeant ainsi votre charge financière pendant la période de construction.
– **Achat d’un bien ancien nécessitant des travaux** : le différé vous permet d’utiliser les fonds pour payer les artisans avant de devoir rembourser le prêt.
– **Investissement locatif** : cela améliore votre trésorerie en vous donnant le temps de trouver un locataire et de commencer à percevoir des loyers avant de démarrer le remboursement du prêt.
Attention aux pièges du différé de remboursement
Opter pour un différé de remboursement n’est pas sans conséquence. Voici les principaux écueils à éviter :
– **Capitalisation des intérêts non payés** : Ces intérêts s’ajoutent au capital emprunté et génèrent à leur tour des intérêts, augmentant ainsi le coût total du crédit.
– **Augmentation de la durée du prêt** : Le différé prolonge souvent la durée initiale du prêt, ce qui peut significativement augmenter le coût total du crédit.
Impact financier du différé de remboursement
Prenons un exemple chiffré pour illustrer l’impact financier d’un différé de remboursement sur un prêt de 200 000 € à un taux de 3,25 % sur 20 ans, avec un différé de 12 mois.
Comparaison des coûts
– **Sans différé** : Mensualité de 1 134,73 €, coût total des intérêts sur 20 ans : 72 335 €.
– **Avec différé partiel** : Mensualité après le différé similaire, mais coût total des intérêts de 78 835 €.
– **Avec différé total** : Mensualité augmentée à 1 171,61 € après le différé, coût total des intérêts de 87 686 €.
Le différé de remboursement est-il pour vous ?
Le différé peut être une excellente stratégie pour certains profils :
– **Investisseurs locatifs** : Possibilité de déduire une plus grande quantité d’intérêts des revenus locatifs.
– **Acheteurs anticipant une augmentation de revenus** : Utile si vous prévoyez une hausse de vos revenus grâce à une promotion, par exemple.
– **Acquéreurs de biens neufs ou nécessitant des travaux** : Permet de gérer les dépenses initiales sans la pression immédiate des remboursements.





